La posture de l’arbre

La posture de l’arbre

Ancrer ses intentions 

Aujourd’hui, je vous parle du pouvoir de l’intention. Et je vous propose une technique, inspirée du yoga pour ancrer, simplement et puissamment vos intentions.

J’ai remarqué une tendance commune qui est de focaliser son attention bien plus souvent sur le « comment? » que sur le « quoi? ». « Comment vais-je réussir à payer mes factures ce mois-ci ? comment pourrais-je prendre plus de temps pour moi ? comment vais-je m’y prendre pour réaliser ce projet ?…». Or focaliser sur le comment, c’est entrer dans un tourbillon mental sans fin. Le « comment », c’est la stratégie, et des stratégies, il en existe de nombreuses pour répondre à un même besoin.

Le sage contemporain, Wayne W.Dyer a consacré tout un livre sur le pouvoir de l’intention, dans lequel il décortique et nous partage une approche pour apprendre à co-créer le monde que nous souhaitons. Voilà une démarche bien similaire à celle du yoga, dont l’intention est de faire cesser les tribulations du mental pour réaliser notre nature profonde ; en d’autres mots la proposition du yoga est de nous re-connecter à notre centre, dans lequel réside un pouvoir illimité… de création. Lorsque nous comprenons cela, et que nous abordons notre pratique dans ce sens, les postures prennent leur pleines dimensions. Elles sont des espaces de méditation active, d’exploration et de fluidification de l’énergie. Et il devient très intéressant de placer une intention au début de notre pratique. Nous donnons un sens, une direction à notre énergie.

 

Maman Yoga - Vrishasana - arbre

 

 

 

Le yoga étant directement inspirée de la nature, lorsque nous sommes dans une posture, nous pouvons nous relier aux énergies du vivant. Semer une intention dans la posture de l’arbre s’avère très puissant, lorsque nous sommes au clair avec notre intention, le « quoi », et présentes dans le notre corps : présentes à notre souffle et aux sentions physiques.

Les femmes enceintes 

Une magnifique posture à pratiquer pour se centrer, renforcer ses jambes et travailler son équilibre. Prenez-soin d’activer votre périnée lors de la posture afin de soutenir votre plancher pelvien.

Les enfants

l’adooooorent ! Pour les tout-petits, il peut être difficile de placer le pied sur la cuisse. Vous pouvez leur proposer de simplement mettre un met sur l’autre, ou sur la cheville opposée.

Une proposition Made in Maman Yoga, très à propos pour les femmes créatives, dans leur travail comme à la maison. À pratiquer, sans modération en solo ou avec votre tribu !

Vous avez testé ? venez nous partager vos expériences et commentaires !

Le Yoga et la pleine lune – Tripura Sundari

Le Yoga et la pleine lune – Tripura Sundari

Dans la tradition du yoga, il est recommandé de ne pas pratiquer d’asanas (postures) le jour de la pleine lune. Cela vaut en fait pour toute activité physique. Notre énergie étant concentrée dans le haut du corps, nous manquons d’ancrage. Nous sommes alors plus susceptibles de nous blesser et de manière plus profonde.

Cette phase lunaire correspond à la fin de l’inspiration. Là où le prana est le plus puissant. Le souffle et l’énergie vitale (prana) étant intrinsèquement reliés, cela se traduit par une agitation mentale, une activité psychique et des émotions exacerbées.

Lors de la pleine lune, la lune fait face au soleil et reflète ainsi sa lumière. En même temps, cela implique que le soleil vient éclairer totalement la lune. Ainsi, toutes nos ombres sont révélées. Émotivité, sommeil, appétit sont influencés. Nous avons souvent du mal à dormir et tendance à manger plus que nécessaire. Si nous sommes attentifs, nous pouvons aussi remarquer qu’il y a plus d’agitation collective : au volant les gens vont plus vite et sont plus irascibles, par exemple.

En phase de pleine lune, le yoga nous invite à pratiquer des pranayamas (respirations et expansions de l’énergie) afin de réguler le prana ; des mantras japas (récitation de mantras) afin de canaliser les émotions; la méditation pour développer notre présence et fluidifier nos circulations internes.

 

Tripura Sundari : la beauté des trois mondes

Maman Yoga Sri Tripura Sundari

Les deux jours qui précèdent la pleine lune correspondent à Tripura Sundari : déité incarnant la Grande Puissance Cosmique de la beauté et de l’amour divin.  Ces deux jours représentent un moment fondamental dans la tradition védique (du yoga).  La lune y influence notre planète de manière immensément bénéfique et offre un portail propice pour générer et étendre l’harmonie universelle. Une invitation à nous centrer sur l’amour, la beauté et à exercer notre capacité à créer l’harmonie en nous et autour de nous.

Alors que la pleine lune exacerbe notre émotivité, notre réactivité et nos peurs, Tripura Sundari nous invite à nous « asseoir » en présence pour élever notre vibration, transformer et transcender nos négativités, tout ce qui nous tire vers le bas, nous accable et nous limite. Cette phase du cycle de la lune, est un portail puissant pour faire bouger la Création.

Et pour pratiquer des méditations d’ancrage dans le coeur, de connexion avec l’amour divin illimité qui ne demande qu’à circuler librement en nous, à nourrir la pleine expression de notre potentiel créateur, à honorer notre beauté ainsi que celle de toute création saur terre et dans l’univers, dont nous ne sommes pas séparés.

La pratique de méditation de douceur et de compassion, issue de la tradition bouddhiste apparaît particulièrement enlignée durant Tripura Sundari. Je pense spontanément à la pratique du « taking and sending » (prendre et envoyer) bouddhiste. Un exemple bien connu est celui des moines qui visualisent inspirer de la fumée noire, symbole des négativités du monde, et expirent de la fumée blanche, envoyant ainsi amour, compassion et bienveillance dans le monde. Évidemment, ce type de pratique demande d’être bien ancré dans son coeur pour pouvoir transformer la fumée noire. Elle est à éviter si nous sommes sujets à l’anxiété ou dans une instabilité émotionnelle.

 

Méditation pour harmoniser le coeur

 

Nous recevons l’amour que nous pensons mériter. Tant que nous attendons la reconnaissance de l’extérieur pour nous accorder notre peine valeur et tout l’amour que nous méritons, nous limitons notre liberté, notre créativité et notre joie.

Pour être en mesure d’exprimer bienveillance et compassion envers les autres êtres vivants, s’aimer soi-même et s’accorder de l’empathie est une étape préalable incontournable. Et pourtant très souvent défiante. Car, nous avons souvent accumulé des croyances et des jugements, plus ou moins conscients, qui entravent notre liberté, notre créativité et notre joie (la plupart du temps à notre insu).

Alors que Tripura Sundari correspond à la Ste Amour en ce mois d’août 2014, je vous propose une version de la pratique « Taking and sending » pour honorer et cultiver l’amour, pour Soi et pour l’Autre, l’Univers.

Asseyez-vous dans une posture stable et confortable. Le bassin déposé sur des fessier bien ancrés, votre colonne est allongée, vos épaules détendues, la tête alignée avec cotre colonne, le menton parallèle au sol.  Fermez les yeux. Ramenez votre présence dans l’espace de votre coeur. Prenez le temps de vous installer dans cette présence, dans cet espace. Une fois bien établi ici, à chaque inspiration, inspirez l’amour dans l’univers et ramenez-le dans cet espace du coeur. À chaque expiration, envoyez depuis votre coeur, de l’amour envers le vivant, pour l’univers.

Je vous souhaite une belle Ste Amour et une Tripura Sundari en présence de toute l’harmonie que vous pouvez déployer. Vous êtes des créateurs, des créatrices très puissants.

Avec amour ,

Maman Yoga

 

Bhramari pranayama : réduire l’anxiété et augmenter la confiance en soi

Bhramari pranayama : réduire l’anxiété et augmenter la confiance en soi

Bhramari pranayama, la respiration de l ‘abeille noire, est une pratique simple au potentiel thérapeutique extraordinaire. Comme tout pranayama, son pouvoir vient en grande partie de son effet direct sur le système nerveux : en allongeant l’expiration, qui devient plus longue que l’expiration, la pratique permet d’activer la système nerveux sympathique. Bhramari harmonise également les ondes du cerveau.

Pour les personnes qui souffrent d’anxiété ou de dépression anxieuse, cette pratique apaise le mental dans l’espace de quelques respirations. Le son du bourdonnement de l’abeille en continu vient interrompre le flux incessant du mental, la loupe des pensées qui nourrit la souffrance émotionnelle, et offrir un répit pour les personnes qui ne prennent pas le temps de méditer, ou en complément de la méditation.

Bénéfices de Bhramari 

La pratique régulière de Bhramari pranayama soulage l’anxiété, les insomnies, les infestions des sinus, les porblèmes de thyroïde et le stress. Elle ramène la confiance en soi et la joie dans le coeur.

Elle réduit la pression artérielle et les migraines, les émotions de colère et de frustration.

Comment pratiquer Bhramari Pranayama 

  • Trouvez une position assise stable et confortable, au sol ou sur une chaise. Au sol, placez un support sous vos fessiers pour que vos hanches soient au-dessus du niveau de vos genoux. Si vous vos genoux ne touchent pas le sol. placez des supports pour les soutenir (blocs, couvertures, …)
  • Sur une chaise, asseyez-vous sur l’avant de celle-ci et placez vos jambes dans un angle de 90 degrés, les pieds alignés avec vos genoux.
  • Bouchez vos oreilles en plaçant vos majeurs sur le tragus, et non pas avec vos doigts directement dans l’orifice de l’oreille.
  • Ouvrez les bras, les coudes dirigés vers les côtés, pour ouvrir l’espace du coeur et de la poitrine.
  • Commencez par prendre quelques respirations conscientes, en ramenant votre présence à l’entrée de vos narines. Simplement, ressentez l’air qui entre à chaque inspiration et qui ressort, à chaque expiration. Sans changer ni forcer le souffle.
  • Détendez les mâchoires, qui s’entrouvrent légèrement. La langue se dépose naturellement dans le fond de la bouche.
  • Fermez les yeux. Inspirez profondément, dans forcer le souffle. Et sur toute la longueur de l’expiration, émettez le son m, tout en gardant la bouche fermée. Vous pouvez ressentir le son qui vibre doucement sur vos lèvres, votre langue, vos dents et vos sinus. La vibration vient également se propager dans tout votre cerveau.
  • Effectuez 6 cycles. Puis revenez à une respiration naturelle et consciente pour quelques respirations. Tout en gardant les yeux fermés. Observez les sensations et les changements en vous. Et vous pouvez répétez ainsi plusieurs cycles.
  • Puis rouvrez doucement les yeux.
  • Le plus Maman Yoga : je place un petit O au début de mon inspiration et ainsi le bénéfice du mantra Om s’ajoute à la pratique

Une pratique simple et efficace que vous pouvez faire à tout moment de la journée, et particulièrement recommandée avant le coucher.

Bhramari pranayama Maman Yoga

Bhramari Pranayama dans la pratique du yoga

Bhramari pranayama est souvent pratiqué en association avec Nadi Shodana, la respiration alternée. Bhramari avant, Nadi Shodana ensuite.

Bhramari, allié d’une grossesse harmonieuse 

la pratique de bhramari pranayama durant la grossesse contribue à maintenir et réguler le fonctionnement du système endocrinien, ainsi qu’à un accouchement sans complications. Une étude clinique menée en 1993 par le Dr Singh, à l’hôpital de Monghyr en Inde, en collaboration avec la Bihar School of Yoga a suivi 448 femmes enceintes sur une année. Parmi elles, 112 pratiquèrent bhramari pranayama une à deux fois par jour, 5 à 10 mn, durant toute leur grossesse et encore un peu au-delà.

Les résultats observés furent :

  • Pression sanguine normale chez ces 112 femmes (contre 25 % de femmes ayant une pression artérielle augmentée dans le groupe de contrôle, ceci étant un phénomène normal généralement observé au cours de la grossesse)
  • Diminution du nombre d’avortements spontanés (2 % contre 8 %)
  • Diminution du nombre de naissances prématurées (2,6 % contre 5 %)
  • De manière générale, peu de douleur pendant le travail
  • Un seul cas de césarienne (1 % contre 4 % dans le groupe témoin)
  • Aucun manque d’oxygène chez les nouveaux-nés (0 % contre 12 %)
  • Poids moyen des nouveau-nés (3,352 kg contre 2,850 kg)

Bhramari pour une maternité plus sereine

La maternité peut amener stress, manque de confiance en soi, frustrations, anxiété… Bhramari est une pratique très bénéfique pour soutenir son état émotionnel et nerveux.

Bhramari pour les enfants

C’est un pranayama fantastique pour les enfants. Ces derniers l’apprécient beaucoup car ils s’amusent à faire le bruit de l’abeille et aussi parce que les enfants sont particulièrement sensibles nerveusement et émotionnellement, et qu’ils ressentent beaucoup plus rapidement que les adultes les bienfaits directs de la pratique du yoga dans leur corps et sur leur état.  Bhramari pranayama diminue le stress, l’angoisse et la manque de concentration en apportant calme et en oxygénant le cerveau. Il aide à évacuer les émotions drainantes comme la colère et la frustration et permet aux enfants de développer leur estime et confiance en eux.

***
Procurez-vous Les Petits Bonheurs de Maman Yoga : VIVRE SEREINEMENT L’AUTOMNE ici Les Petits Bonheurs

LesPetitsBonheurs de Maman Yiga Guide saisonnier pour vivre sereinement l'automne Maman Yoga

75 pages richement illustrées pour bénéficier, vous-même et vos enfants, des bienfaits profonds du yoga et des médecines naturelles dans votre réalité quotidienne. Ce sont ces gestes qui feront une réelle différence dans votre niveau de vitalité et de sérénité. Le tout, dans une dynamique joyeuse et ludique, pour toute la famille !

♥ Maria : Merci pour cette générosité et votre créativité ! J’utilise Les Petits Bonheurs quasiment chaque jour et toute la famille l’adore ! 

♥ Sandrine : Votre livre est tellement riche en informations. C’est super intéressant et très beau !!! 

♥ Misha : Ce livre m’a tellement fait du bien ! L’automne est toujours un temps difficile pour moi et là je comprends mieux pourquoi et surtout tout ce que vous donnez comme pratiques et gestes quotidiens est tellement varié et facile. Pour moi et pour mon fils, c’est très utile et tellement joli et ludique. Il ne nous quitte plus! Merci à vous !

 

Se libérer de l’anxiété

Se libérer de l’anxiété

L’anxiété n’est pas une émotion. C’est un état psychologique et physiologique.

Elle nous permet d’affronter les dangers, les menaces et les peurs. Aptitude essentielle pour gérer le danger et les crises, l’anxiété est donc une alliée indispensable pour notre survie. Jusqu’ici, tout va bien…

Lorsqu’elle se manifeste avec une intensité et une durée inhabituelles face à un stimulus, l’anxiété engendre des dysfonctions importantes ; elle cesse alors de jouer un rôle adaptatif et devient pathologique.

L’anxiété nous porte à surestimer le danger et à sous-estimer notre capacité à y faire face.

Comment l’anxiété se manifeste-t-elle ?

Au niveau physique, l’anxiété peut se manifester par de la fatigue, des nausées, de la faiblesse musculaire, de la tension, des douleurs thoraciques et abdominales, des troubles du sommeil, des maux de tête, des palpitations cardiaques. En fait, le corps se prépare à affronter la peur et passe ainsi en mode survie en activant le système nerveux sympathique qui prend le dessus sur le celui du système nerveux parasympathique (état de détente).

Au niveau émotionnel, des sentiments d’appréhension ou de menace, des troubles de la concentration, de la nervosité, une irritabilité, une agitation, entre autres.

Au niveau mental, l’anxiété peut mener à anticiper le pire, à s’inquiéter dans raison tangible et à une perception distorsionnée de la réalité.

D’où vient l’anxiété ? 

Un malaise saisonnier…

L’automne est particulièrement propice aux états et épisodes anxieux. En ayurveda, l’automne est la saison de Vatta, le vent qui correspond au mental. Plus de vent se traduit par plus de fluctuations mentales, d’éparpillement, on ne touche plus terre, on est emportée dans un tourbillon, décentrée, déracinée et on perd pied. C’est aussi la saison des deuils qui peuvent accentuer l’anxiété.

ou plus profond 

Au-delà des épisodes anxieux saisonniers, l’anxiété peut se révéler plus profonde et même devenir chronique et s’aggraver avec des palpitations ou des attaques de panique, par exemple. Dans ces cas, c’est qu’elle exprime quelque chose d’ancré plus profondément. Elle peut trouver racine dans un événement traumatique comme un accident ou la perte d’un être cher par exemple. Si le traumatisme n’a pas été traité au moment de l’événement, la mémoire reste ancrée dans le corps. Au moment de l’événement traumatique, notre corps a répondu à juste titre avec une réaction anxieuse. Cette réponse a été enregistrée, dans notre cerveau afin de nous préserver pour d’éventuelles situations similaires dans le futur. Il est important de comprendre que ce mécanisme est purement instinctif et «animal». Il n’est pas réfléchi ou de l’ordre de l’intellectuel : la fonction de notre cerveau est purement et simplement d’assurer notre survie. Ce qui va se produire alors c’est que lorsque nous allons expérimenter une situation qui nous fait sentir comme lors de l’événement traumatique, le même mécanisme de réponse va s’activer. Et je parle bien de ressenti. Les situations n’auront peut-être rien n’a voir avec l’événement traumatique de départ. Là encore, ce n’est pas intellectuel, mais physiologique. C’est pour cela que souvent nous ne expliquons pas pourquoi nous éprouvons de l’anxiété dans des situations qui nous paraissent anodines ou qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Nous ne voyons pas le rapport et cela peut même nous paraître encore plus incohérent.

L’anxiété et la maternité

La partie immergée de l’iceberg 

Lorsque nous devenons mère, beaucoup de parties enfouies dans notre inconscient refont surface. Des aspects de notre propre  histoire que l’on croyait réglés ou des schémas familiaux refont surface. Il n’est donc pas rares que l’anxiété se manifeste et comme tout ce qui se manifeste dans notre être, c’est un appel à conscientiser et à prendre soin des parties de nous qui en ont besoin.

Ce qui ne s’exprime pas s’imprime. Et ce qui est tassé, persiste.

 

Le syndrome de la mère parfaite

À cela s’ajoute le syndrome de la mère parfaite. De plus en plus de mères expérimentent de l’anxiété. Les chiffres et la réalité nous révèlent que l’anxiété est devenue un problème de société, c’est-à-dire une conséquence de nos cadres de vie. Bombardées par des messages de toute part dans nos sociétés qui érigent une image idéalisée de la maternité et de la mère : la superwoman, la maman qui ne s’énerve jamais, la maman qui ne se trompe jamais, etc., nous créons plus ou moins consciemment cet idéal et nous projetons une image idéale de nous-même. Il se crée alors une séparation et une tension entre la réalité et cet idéal projeté de notre réalité et nous-mêmes en tant que mère. Cette projection et cette pression causent des états anxieux.

L’anxiété est toujours un intervalle entre ce que les choses sont et ce que l’on voudrait qu’elles soient.
L’anxiété est un espace qui s’étend entre le réel et l’irréel.
 Notre désir d’être humain nous pousse à éviter ce qui est réel pour y mettre, à la place, nos idées sur le monde.

Charlotte Joko Beck

Comment se libérer de l’anxiété ? 

L’anxiété saisonnière se traite en ré-équilibrant avec l’alimentation et des pratiques de yoga (postures, respirations, mudras) et de méditation. Lorsqu’il s’agit d’anxiété plus profonde, un accompagnement individuel est nécessaire afin de déraciner le traumatisme ou le système de croyances érigé dans notre inconscient. La médiation de pleine conscience demeure un outil clé qui permet de prendre conscience de ces croyances et de les dissoudre.

 

Maternité en yoga : co-naissance, conscience, bien être

Maternité en yoga : co-naissance, conscience, bien être

La conception, la grossesse, l’accouchement et la période postnatale (4o jours après l’accouchement) ne sont pas uniquement un processus physique. Ils engagent la globalité de la vie des futurs parents et de leur enfant. Ces quatre étapes sont des processus sacrés, des paliers initiatiques pour la mère, le père et l’enfant à être.

La maternité yoguique considère le processus de la venue au monde (conception, gestation, accouchement et post-natalité) à travers la vision du yoga et de l’ayurveda : la connaissance de la vie et l’union à la vie (bien être).

La vie est un yoga.

Sri Aurobindo

Cette approche millénaire reste d’actualité, car elle s’adresse à la nature-même, l’essence de l’être. En offrant une approche globale sur les interactions corps-mental-émotion-esprit, ainsi que des outils pratiques pour le bien-être de la femme et de son nouveau-né ainsi que pour la famille moderne, la maternité yoguique permet de vivre avec conscience, vitalité, stabilité et ouverture ce passage initiatique.

Les parents ont une sagesse innée qui les guide dans leur voyage de parentalité. La sagesse innée du corps : réceptacle, source et force de vie, et la sagesse du coeur : nos valeurs essentielles, notre force d’amour, de bienveillance, notre gouvernail. La maternité yoguique soutient la connexion à cette sagesse. Pour la mère, elle permet de générer un état optimal à tous les niveaux : physique, psychique et émotionnel. Elle offre ainsi directement un environnement optimal pour l’enfant à naitre et à être, dans ses premiers pas au monde. Elle permet aux parents de clarifier leurs valeurs, de se relier à leur désir et de faire des choix en cohérence avec leurs souhaits. Et leur offre également la vitalité et la stabilité nécessaires pour porter cette nouvelle réalité.

Le yoga invite à mettre plus de conscience dans son corps, dans sa respiration et dans son comportement : c’est un art de vivre. L’attente et l’accueil d’un enfant portent tout naturellement les parents à l’écoute de cette vie qui prend forme dans le ventre maternel. Le yoga part de cette attitude d’écoute intérieure pour aider la déjà maman à habiter pleinement son corps et à se centrer dans son pouvoir. L’alimentation fait partie intégrante de la maternité yoguique.  Dans la tradition védique, le yoga et l’ayurveda étaient indissociables : le yoga s’occupait du spirituel, l’ayurveda du physique. Car les aspects qui constituent l’être humain (physique, psychique, émotionnel, spirituel) sont interconnectés et s’influencent les uns les autres. L’alimentation est un pilier majeur pour soutenir autant la vitalité que la stabilité émotionnelle et la clarté : un corps en harmonie est en santé.  C’est pourquoi dans toutes les médecines traditionnelles, l’alimentation est une médecine.

Le yoga permet d’accompagner

Cette montée vibratoire d’énergie vitale (qui) transforme la femme en profondeur et lui permet une ouverture de conscience pour rester en contact avec cette âme qui est dans son processus d’incarnation.

Martine Teixier

Namasté !