Le Yoga des Enfants : à partir de quel âge ?

Le Yoga des Enfants : à partir de quel âge ?

Dans les textes anciens de l’Inde

A l’âge de 7 ans, dans la caste des brahmanes, le garçon recevait de son père trois pratiques initiatiques fondamentales : la salutation au Soleil (surya namaskar), la Gayatri (mantra fondamental de la tradition yoguique) et la respiration alternée (nadi-shodhana).

Par ailleurs, il était question que les enfants expérimentent neuf émotions pour que des blocages ne s’installent pas plus tard : l’art, la compassion, l’absence de crainte, la férocité, l’humour, l’état paisible, l’héroïsme, le dégoût et l’émerveillement.

C’est en effet vers l’âge de 7 ans que la glande pinéale (épiphyse) commence à dégénérer et que la glande pituitaire (hypophyse) entre en action et les émotions jaillissent. C’est la raison pour laquelle tant d’enfants deviennent émotionnellement perturbés, déséquilibrés durant les années de la pré -adolescence et de l’ adolescence. La glande pinéale à une influence équilibrante sur les activités du cerveau , ce qui garde l’ensemble du cerveau dans un état réceptif.

Cette toute petite glande pinéale, située au sommet de la moelle épinière, a une importance majeure. Il y a des millions d’années, elle jouait un rôle actif dans le développement du cerveau humain. Mais au cours du temps, elle a suivi un parcours de dégénérescence, notamment par le fait que l’homme s’est éloigné de la nature.

Aujourd’hui, elle n’est pas beaucoup plus qu’une glande vestigiale et si nous ne prenons pas les mesures appropriées pour la préserver, d’ici quelques milliers d’années, elle sera complètement perdue.

 

En Occident aujourd’hui

Actuellement, les enfants sont de plus en plus perturbés, nerveux, agressifs, instables. Le mode de vie de beaucoup d’entre eux est marqué par un manque de structure (discipline), une alimentation erratique (n’importe quand, n’importe quoi et n’importe comment), un environnement surstimulant, stressé, agité. Un quotidien exigeant, où le temps est compressé, les activités enchaînées, les contraintes nombreuses.

Plus ils sont agités et plus ils ont besoin d’attention. Entre les devoirs, les querelles entre amis, les activités extra-scolaires nombreuses et éventuellement les problèmes familiaux ou les familles séparées, ils sont pris par le stress. Leur besoin d’attention est immense ; ils ont besoin de présence et de se sentir compris.

À mon sens, la pratique du yoga avec les enfants de nos jours peut s’ancrer dès un très jeune âge : vers 2-3 ans. Toutefois, chaque étape de développement appelle une intention et des pratiques différentes, afin de respecter l’intégrité de l’être et de sa réalité. Ainsi par exemple, à l’âge de 2-3 ans, le yoga constitue surtout un espace privilégié de complicité avec l’adulte où le lien d’attachement se trouve nourri. Un espace où l’enfant peut recevoir la présence engagée qui va répondre au stress qu’il connaît déjà.

Jusqu’à l’âge de 3 ans, un enfant est constamment en yoga

C’est-à-dire qu’il est à 100 % dans la conscience de son corps, de ses mouvements et du moment présent. Il n’y a pas d’autre ou d’ailleurs. Tous est lui, tout est là. Il est dans une symbiose et une écoute parfaites de son corps et de son ressenti. Dans cette présence et cette sagesse innée, il respecte l’intégrité de son corps dans chaque position, tant dans l’action que durant son sommeil.

Si vous souhaitez pratiquer le yoga avec votre enfant de 2 – 3 ans : observez-le et imitez-le ! Si vous trouvez l’énergie pour le suivre ! 🙂 Et privilégiez une écoute active de ce « petit » maître qui a tant à vous partager. Profitez-en pour vous déposer et relâcher toute autre intention que celle d’être ici et maintenant. Point. Un magnifique cadeau pour nous ré-approprier ce que nous savons déjà !

Namasté !

 

 

 

Yoga et périnatalité

Yoga et périnatalité

Renouer avec le sacré et avec son pouvoir

L’enfantement est le passage initiatique le plus puissant qui soit donné de vivre à une femme. Le yoga s’y présente comme une proposition parfaitement alignée : investir la voie du corps pour développer sa présence, son ressenti, revenir en son centre et connecter avec ses besoins, ses désirs, ses peurs, ses forces, ses ancrages. Découvrir tout ce qui est vivant en nous. L’accueillir. Se relier à sa sagesse intérieure. Prendre pleinement son pouvoir, choisir, être créatrice de sa vie. Retrouver, honorer et célébrer le sacré de nos rôles de femme et de mère.

Qu’est-ce que le yoga ?

Le yoga est un processus de connaissance de soi qui nous amène à vivre notre vraie nature. En développant notre présence, notre stabilité et notre capacité d’ouverture au fil de la pratique, nous créons un espace d’accueil en nous. Dans cet espace, les tensions du corps se délient, les émotions circulent, les croyances se dissolvent ; notre discernement, notre force vitale et notre créativité s’amplifient. Progressivement, nous prenons conscience et nous intégrons que nous sommes en lien avec une force créatrice infinie et que nous sommes reliés avec les autres, et avec l’univers, dans l’unité. Yoga signifie : «union, lien».

Yoga et périnatalité

«Le chemin initiatique au coeur de l’accouchement permet à la mère d’accéder à un niveau de conscience qu’elle n’a peut-être encore jamais connu, et lui offre des possibilités de transformation intérieure radicales.» Martine Texier, enseignante en yoga et auteure

 

 

 

 

 

Pâques, yoga et création

Pâques, yoga et création

Se relier à l’univers et célébrer le pouvoir créateur

Les traditions permettent aux humains de garder vivant leur lien au sein de la communauté mais aussi avec le sacré. J’entends par « sacré » ce lien, en dehors de toute charge religieuse, qui n’est pas toujours tangible et pourtant omniprésent. Le sacré nous connecte à une dimension plus grande, porteuse de sens et de merveilleux. Il n’est pas rare de trouver des correspondances entre les différentes fêtes d’une culture à une autre. Car avec un regard un peu plus aérien, nous voyons que les expressions varient mais qu’elles transmettent des messages similaires. Encore faut-il pour cela, retrouvrer le sens au-delà des apparences (appât-rences). Dépouillés du folklore, les symboles mènent à une unicité au-delà des cultures.

Pâques et création

Prenons l’exemple de Pâques. L’oeuf de Pâques est un symbole chrétien. En Suisse, en Angleterre ou aux États-Unis, le symbole de Pâques est un lièvre. L’oeuf et le lièvre représentent tous les deux la même chose : le renouveau, la renaissance. Ce n’est donc pas un hasard si Pâques est une fête qui correspond à l’arrivée du printemps. C’est pour cela qu’elle est toujours célébrée le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l’équinoxe de printemps. Une ode à la vie qui se manifeste à nouveau après la mort, comme nous le rappellent les cycles de la nature; après l’hiver, la vit renaît, c’est le printemps. Et comme nous le rappellent les traditions juives et chrétiennes, dont les pâques célèbrent la résurrection.

Le lien avec le yoga

Le mot « yoga » signifie littéralement en sanskrit : « lien ». Le yoga permet de se relier à Soi, à sa véritable nature, libéré des voiles, des masques que nous avons construits, inconsciemment, au fil de nos expériences de vie. Puis tranquillement, la pratique nous amène à expérimenter le lien à un grand tout, un plus grand qui nous dépasse et nous englobe en même temps. Nous comprenons que nous ne sommes pas séparés du monde qui nous entoure, que ce soit de l’environnement ou des autres êtres. Nous faisons partir intégrante de l’univers et de ses cycles.

La pratique yoguique nous permet de garder ce lien vivant, en aiguisant notre conscience et en développant notre capacité de présence. Cette qualité de présence est fondamentale. Elle est gage d’une vie pleine de joie, de sens et de créativité.

Puisse l’oeuf de Pâques, symbole de création, nous relier tout particulièrement à notre potentiel créateur. Cette reliance et ce merveilleux, essentiels à l’Homme, c’est chaque jour que nous pouvons les vivre. Bon nombre d’activités quotidiennes peuvent prendre une dimension sacrée. Comment ? Grâce à notre imagination. Les possibles sont infinis. La clé étant que ce soit d’une façon sentie et remplie de sens pour soi. En ce lundi de Pâques, pourquoi ne pas placer une intention dans vos oeufs en chocolat. Une manière gourmande et joyeuse de diffuser dans vos cellules ce que vous souhaitez créer dans votre vie lorsque vous les dégusterez. Joyeuse Pâques !

 

P.S. : Et… Pâques, c’est pas que le chocolat !

 

Le cocon d’amour : tout un cadeau !

Le cocon d’amour : tout un cadeau !

À l’occasion du salon de la maternité, qui s’est tenu à Montréal du 10 au 13 avril 2014, La Maison Tricotée m’a demandé de rédiger un article pour son blogue sur les cocons d’amour, ou LOVE COCON. Je vous le partage ici. Bonne lecture !

Saviez-vous que le toucher est le premier sens que développe le foetus ? Que la peau est l’organe le plus étendu du corps humain ? Et que la peau et le toucher sont, tous les deux, reliés au chakra du coeur, notre centre d’amour et de joie ? C’est pourquoi l’être humain a fondamentalement besoin d’être touché. La fréquence et la qualité des échanges peau à peau et des contacts physiques influencent directement notre niveau de bien-être.

Je suis Sergine, fondatrice de Maman Yoga. Et je suis enchantée de pouvoir partager ce billet avec vous, en collaboration avec La Maison Tricotée, ma complice de création. Passionnée de périnatalité et aficionada du tricot, j’ai littéralement fondu lorsque mes yeux ont vu pour la première fois le cocon d’amour. Je l’ai pris dans mes mains : et voilà, j’étais faite ! C’était il y a quelques mois à la boutique. Depuis, je n’ai pas cessé d’en tricoter : le cocon est devenu un produit vedette de l’offre de Maman Yoga.

L’effet cocon

Nous avons régulièrement emmailloté mon fils lorsqu’il était bébé, car il avait du mal à s’organiser pour trouver le sommeil. J’ai eu un pincement au coeur de ne pas avoir connu cela avant, car Noé vient d’avoir deux ans. (Oui, j’avoue : l’idée m’a traversé l’esprit de lui en faire un ! Mais je vous rassure : elle a filé aussi vite qu’elle était arrivée.) Consciente des bienfaits de l’emmaillotage (ce n’est pas pour rien que cette pratique est un geste ancestral qui perdure dans de nombreuses cultures), j’ai à coeur de participer à la  diffusion de cette trouvaille qu’est le cocon d’amour. Il prodigue les mêmes avantages que l’emmaillotage. Il offre en plus une certaine liberté de mouvement et une sensation encore plus enveloppante et chaleureuse, grâce à la laine (Slubby Blue ) ou au coton (Ecobutterfly) que vous propose la Maison Tricotée. Les mamans qui se sont procuré le cocon d’amour nous ont témoigné de l’apaisement et du sommeil plus profond et plus long qu’elles ont constatés. Pour plusieurs, leur enfant dormait 3 à 4 heures d’affilée depuis, versus 30 minutes avant. Tout un cadeau pour bébé ET pour maman ! Sans compter que son utilisation est d’une simplicité imbattable.

cocon d'emmaillotage LOVE COCON - photo Laurel Love

cocon d’emmaillotage LOVE COCON – photo Laurel Love

Quand utiliser le cocon ?

De la naissance à 2 ou 3 mois. Il sera encore plus précieux pour les les bébés prématurés ou hypersensibles.

Au moment du dodo : les nouveaux-nés ont besoin d’une chaleur réconfortante leur rappelant les sensations intra-utérines et apaisant leur appréhension du vide et du froid. Ils sont aussi enclins à certains réflexes archaïques, présents les premiers mois, comme le réflexe de Moro. Ce qui peut provoquer des gestes incontrôlés qui contrarient leur sommeil. À la fin de la journée : les pleurs surgissent fréquemment sans raison apparente. Ils sont la manifestation d’un processus naturel et sain de décharge du système nerveux. La vie des bébés est faite de changements et d’évolution incessants. Le stress leur permet de s’y adapter. Dans ces moments où le besoin d’apaisement se fait sentir, comme les coliques par exemple.

En toute saison. En laine pour la période hivernale, incluant la fin de l’automne et le début de printemps. En coton pour l’été, le printemps et le début de l’automne. Notez que vous pouvez utiliser le coton en tout temps si bébé ne supporte pas la laine. Pensez à l’apporter avec vous partout : il sera très apprécié cet été dans les magasins climatisés ou le soir venu, lors d’escapades au parc ou en nature.

Puis votre chenille d’amour devenu papillon, votre cocon se transformera en bonnet pour maman ou pour bébé, devenu grand. L’amour, ça se transmet !

« Il faut nourrir les bébés. 

Sans aucun doute.

Nourrir leur peau tout autant que leur ventre.

Et puis, dans cet océan de nouveauté, d’inconnu, il faut leur redonner des sensations du passé. Qui seules, pour l’instant, sont capables d’apporter un sentiment de paix, de sécurité. 

Cette peau, ce dos n’ont pas oublié. » Frédérick Leboyer