La posture de l’arbre

La posture de l’arbre

Ancrer ses intentions 

Aujourd’hui, je vous parle du pouvoir de l’intention. Et je vous propose une technique, inspirée du yoga pour ancrer, simplement et puissamment vos intentions.

J’ai remarqué une tendance commune qui est de focaliser son attention bien plus souvent sur le « comment? » que sur le « quoi? ». « Comment vais-je réussir à payer mes factures ce mois-ci ? comment pourrais-je prendre plus de temps pour moi ? comment vais-je m’y prendre pour réaliser ce projet ?…». Or focaliser sur le comment, c’est entrer dans un tourbillon mental sans fin. Le « comment », c’est la stratégie, et des stratégies, il en existe de nombreuses pour répondre à un même besoin.

Le sage contemporain, Wayne W.Dyer a consacré tout un livre sur le pouvoir de l’intention, dans lequel il décortique et nous partage une approche pour apprendre à co-créer le monde que nous souhaitons. Voilà une démarche bien similaire à celle du yoga, dont l’intention est de faire cesser les tribulations du mental pour réaliser notre nature profonde ; en d’autres mots la proposition du yoga est de nous re-connecter à notre centre, dans lequel réside un pouvoir illimité… de création. Lorsque nous comprenons cela, et que nous abordons notre pratique dans ce sens, les postures prennent leur pleines dimensions. Elles sont des espaces de méditation active, d’exploration et de fluidification de l’énergie. Et il devient très intéressant de placer une intention au début de notre pratique. Nous donnons un sens, une direction à notre énergie.

 

Maman Yoga - Vrishasana - arbre

 

 

 

Le yoga étant directement inspirée de la nature, lorsque nous sommes dans une posture, nous pouvons nous relier aux énergies du vivant. Semer une intention dans la posture de l’arbre s’avère très puissant, lorsque nous sommes au clair avec notre intention, le « quoi », et présentes dans le notre corps : présentes à notre souffle et aux sentions physiques.

Les femmes enceintes 

Une magnifique posture à pratiquer pour se centrer, renforcer ses jambes et travailler son équilibre. Prenez-soin d’activer votre périnée lors de la posture afin de soutenir votre plancher pelvien.

Les enfants

l’adooooorent ! Pour les tout-petits, il peut être difficile de placer le pied sur la cuisse. Vous pouvez leur proposer de simplement mettre un met sur l’autre, ou sur la cheville opposée.

Une proposition Made in Maman Yoga, très à propos pour les femmes créatives, dans leur travail comme à la maison. À pratiquer, sans modération en solo ou avec votre tribu !

Vous avez testé ? venez nous partager vos expériences et commentaires !

Le Yoga et la pleine lune – Tripura Sundari

Le Yoga et la pleine lune – Tripura Sundari

Dans la tradition du yoga, il est recommandé de ne pas pratiquer d’asanas (postures) le jour de la pleine lune. Cela vaut en fait pour toute activité physique. Notre énergie étant concentrée dans le haut du corps, nous manquons d’ancrage. Nous sommes alors plus susceptibles de nous blesser et de manière plus profonde.

Cette phase lunaire correspond à la fin de l’inspiration. Là où le prana est le plus puissant. Le souffle et l’énergie vitale (prana) étant intrinsèquement reliés, cela se traduit par une agitation mentale, une activité psychique et des émotions exacerbées.

Lors de la pleine lune, la lune fait face au soleil et reflète ainsi sa lumière. En même temps, cela implique que le soleil vient éclairer totalement la lune. Ainsi, toutes nos ombres sont révélées. Émotivité, sommeil, appétit sont influencés. Nous avons souvent du mal à dormir et tendance à manger plus que nécessaire. Si nous sommes attentifs, nous pouvons aussi remarquer qu’il y a plus d’agitation collective : au volant les gens vont plus vite et sont plus irascibles, par exemple.

En phase de pleine lune, le yoga nous invite à pratiquer des pranayamas (respirations et expansions de l’énergie) afin de réguler le prana ; des mantras japas (récitation de mantras) afin de canaliser les émotions; la méditation pour développer notre présence et fluidifier nos circulations internes.

 

Tripura Sundari : la beauté des trois mondes

Maman Yoga Sri Tripura Sundari

Les deux jours qui précèdent la pleine lune correspondent à Tripura Sundari : déité incarnant la Grande Puissance Cosmique de la beauté et de l’amour divin.  Ces deux jours représentent un moment fondamental dans la tradition védique (du yoga).  La lune y influence notre planète de manière immensément bénéfique et offre un portail propice pour générer et étendre l’harmonie universelle. Une invitation à nous centrer sur l’amour, la beauté et à exercer notre capacité à créer l’harmonie en nous et autour de nous.

Alors que la pleine lune exacerbe notre émotivité, notre réactivité et nos peurs, Tripura Sundari nous invite à nous « asseoir » en présence pour élever notre vibration, transformer et transcender nos négativités, tout ce qui nous tire vers le bas, nous accable et nous limite. Cette phase du cycle de la lune, est un portail puissant pour faire bouger la Création.

Et pour pratiquer des méditations d’ancrage dans le coeur, de connexion avec l’amour divin illimité qui ne demande qu’à circuler librement en nous, à nourrir la pleine expression de notre potentiel créateur, à honorer notre beauté ainsi que celle de toute création saur terre et dans l’univers, dont nous ne sommes pas séparés.

La pratique de méditation de douceur et de compassion, issue de la tradition bouddhiste apparaît particulièrement enlignée durant Tripura Sundari. Je pense spontanément à la pratique du « taking and sending » (prendre et envoyer) bouddhiste. Un exemple bien connu est celui des moines qui visualisent inspirer de la fumée noire, symbole des négativités du monde, et expirent de la fumée blanche, envoyant ainsi amour, compassion et bienveillance dans le monde. Évidemment, ce type de pratique demande d’être bien ancré dans son coeur pour pouvoir transformer la fumée noire. Elle est à éviter si nous sommes sujets à l’anxiété ou dans une instabilité émotionnelle.

 

Méditation pour harmoniser le coeur

 

Nous recevons l’amour que nous pensons mériter. Tant que nous attendons la reconnaissance de l’extérieur pour nous accorder notre peine valeur et tout l’amour que nous méritons, nous limitons notre liberté, notre créativité et notre joie.

Pour être en mesure d’exprimer bienveillance et compassion envers les autres êtres vivants, s’aimer soi-même et s’accorder de l’empathie est une étape préalable incontournable. Et pourtant très souvent défiante. Car, nous avons souvent accumulé des croyances et des jugements, plus ou moins conscients, qui entravent notre liberté, notre créativité et notre joie (la plupart du temps à notre insu).

Alors que Tripura Sundari correspond à la Ste Amour en ce mois d’août 2014, je vous propose une version de la pratique « Taking and sending » pour honorer et cultiver l’amour, pour Soi et pour l’Autre, l’Univers.

Asseyez-vous dans une posture stable et confortable. Le bassin déposé sur des fessier bien ancrés, votre colonne est allongée, vos épaules détendues, la tête alignée avec cotre colonne, le menton parallèle au sol.  Fermez les yeux. Ramenez votre présence dans l’espace de votre coeur. Prenez le temps de vous installer dans cette présence, dans cet espace. Une fois bien établi ici, à chaque inspiration, inspirez l’amour dans l’univers et ramenez-le dans cet espace du coeur. À chaque expiration, envoyez depuis votre coeur, de l’amour envers le vivant, pour l’univers.

Je vous souhaite une belle Ste Amour et une Tripura Sundari en présence de toute l’harmonie que vous pouvez déployer. Vous êtes des créateurs, des créatrices très puissants.

Avec amour ,

Maman Yoga

 

Se libérer de l’anxiété

Se libérer de l’anxiété

L’anxiété n’est pas une émotion. C’est un état psychologique et physiologique.

Elle nous permet d’affronter les dangers, les menaces et les peurs. Aptitude essentielle pour gérer le danger et les crises, l’anxiété est donc une alliée indispensable pour notre survie. Jusqu’ici, tout va bien…

Lorsqu’elle se manifeste avec une intensité et une durée inhabituelles face à un stimulus, l’anxiété engendre des dysfonctions importantes ; elle cesse alors de jouer un rôle adaptatif et devient pathologique.

L’anxiété nous porte à surestimer le danger et à sous-estimer notre capacité à y faire face.

Comment l’anxiété se manifeste-t-elle ?

Au niveau physique, l’anxiété peut se manifester par de la fatigue, des nausées, de la faiblesse musculaire, de la tension, des douleurs thoraciques et abdominales, des troubles du sommeil, des maux de tête, des palpitations cardiaques. En fait, le corps se prépare à affronter la peur et passe ainsi en mode survie en activant le système nerveux sympathique qui prend le dessus sur le celui du système nerveux parasympathique (état de détente).

Au niveau émotionnel, des sentiments d’appréhension ou de menace, des troubles de la concentration, de la nervosité, une irritabilité, une agitation, entre autres.

Au niveau mental, l’anxiété peut mener à anticiper le pire, à s’inquiéter dans raison tangible et à une perception distorsionnée de la réalité.

D’où vient l’anxiété ? 

Un malaise saisonnier…

L’automne est particulièrement propice aux états et épisodes anxieux. En ayurveda, l’automne est la saison de Vatta, le vent qui correspond au mental. Plus de vent se traduit par plus de fluctuations mentales, d’éparpillement, on ne touche plus terre, on est emportée dans un tourbillon, décentrée, déracinée et on perd pied. C’est aussi la saison des deuils qui peuvent accentuer l’anxiété.

ou plus profond 

Au-delà des épisodes anxieux saisonniers, l’anxiété peut se révéler plus profonde et même devenir chronique et s’aggraver avec des palpitations ou des attaques de panique, par exemple. Dans ces cas, c’est qu’elle exprime quelque chose d’ancré plus profondément. Elle peut trouver racine dans un événement traumatique comme un accident ou la perte d’un être cher par exemple. Si le traumatisme n’a pas été traité au moment de l’événement, la mémoire reste ancrée dans le corps. Au moment de l’événement traumatique, notre corps a répondu à juste titre avec une réaction anxieuse. Cette réponse a été enregistrée, dans notre cerveau afin de nous préserver pour d’éventuelles situations similaires dans le futur. Il est important de comprendre que ce mécanisme est purement instinctif et «animal». Il n’est pas réfléchi ou de l’ordre de l’intellectuel : la fonction de notre cerveau est purement et simplement d’assurer notre survie. Ce qui va se produire alors c’est que lorsque nous allons expérimenter une situation qui nous fait sentir comme lors de l’événement traumatique, le même mécanisme de réponse va s’activer. Et je parle bien de ressenti. Les situations n’auront peut-être rien n’a voir avec l’événement traumatique de départ. Là encore, ce n’est pas intellectuel, mais physiologique. C’est pour cela que souvent nous ne expliquons pas pourquoi nous éprouvons de l’anxiété dans des situations qui nous paraissent anodines ou qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Nous ne voyons pas le rapport et cela peut même nous paraître encore plus incohérent.

L’anxiété et la maternité

La partie immergée de l’iceberg 

Lorsque nous devenons mère, beaucoup de parties enfouies dans notre inconscient refont surface. Des aspects de notre propre  histoire que l’on croyait réglés ou des schémas familiaux refont surface. Il n’est donc pas rares que l’anxiété se manifeste et comme tout ce qui se manifeste dans notre être, c’est un appel à conscientiser et à prendre soin des parties de nous qui en ont besoin.

Ce qui ne s’exprime pas s’imprime. Et ce qui est tassé, persiste.

 

Le syndrome de la mère parfaite

À cela s’ajoute le syndrome de la mère parfaite. De plus en plus de mères expérimentent de l’anxiété. Les chiffres et la réalité nous révèlent que l’anxiété est devenue un problème de société, c’est-à-dire une conséquence de nos cadres de vie. Bombardées par des messages de toute part dans nos sociétés qui érigent une image idéalisée de la maternité et de la mère : la superwoman, la maman qui ne s’énerve jamais, la maman qui ne se trompe jamais, etc., nous créons plus ou moins consciemment cet idéal et nous projetons une image idéale de nous-même. Il se crée alors une séparation et une tension entre la réalité et cet idéal projeté de notre réalité et nous-mêmes en tant que mère. Cette projection et cette pression causent des états anxieux.

L’anxiété est toujours un intervalle entre ce que les choses sont et ce que l’on voudrait qu’elles soient.
L’anxiété est un espace qui s’étend entre le réel et l’irréel.
 Notre désir d’être humain nous pousse à éviter ce qui est réel pour y mettre, à la place, nos idées sur le monde.

Charlotte Joko Beck

Comment se libérer de l’anxiété ? 

L’anxiété saisonnière se traite en ré-équilibrant avec l’alimentation et des pratiques de yoga (postures, respirations, mudras) et de méditation. Lorsqu’il s’agit d’anxiété plus profonde, un accompagnement individuel est nécessaire afin de déraciner le traumatisme ou le système de croyances érigé dans notre inconscient. La médiation de pleine conscience demeure un outil clé qui permet de prendre conscience de ces croyances et de les dissoudre.

 

Maternité en yoga : co-naissance, conscience, bien être

Maternité en yoga : co-naissance, conscience, bien être

La conception, la grossesse, l’accouchement et la période postnatale (4o jours après l’accouchement) ne sont pas uniquement un processus physique. Ils engagent la globalité de la vie des futurs parents et de leur enfant. Ces quatre étapes sont des processus sacrés, des paliers initiatiques pour la mère, le père et l’enfant à être.

La maternité yoguique considère le processus de la venue au monde (conception, gestation, accouchement et post-natalité) à travers la vision du yoga et de l’ayurveda : la connaissance de la vie et l’union à la vie (bien être).

La vie est un yoga.

Sri Aurobindo

Cette approche millénaire reste d’actualité, car elle s’adresse à la nature-même, l’essence de l’être. En offrant une approche globale sur les interactions corps-mental-émotion-esprit, ainsi que des outils pratiques pour le bien-être de la femme et de son nouveau-né ainsi que pour la famille moderne, la maternité yoguique permet de vivre avec conscience, vitalité, stabilité et ouverture ce passage initiatique.

Les parents ont une sagesse innée qui les guide dans leur voyage de parentalité. La sagesse innée du corps : réceptacle, source et force de vie, et la sagesse du coeur : nos valeurs essentielles, notre force d’amour, de bienveillance, notre gouvernail. La maternité yoguique soutient la connexion à cette sagesse. Pour la mère, elle permet de générer un état optimal à tous les niveaux : physique, psychique et émotionnel. Elle offre ainsi directement un environnement optimal pour l’enfant à naitre et à être, dans ses premiers pas au monde. Elle permet aux parents de clarifier leurs valeurs, de se relier à leur désir et de faire des choix en cohérence avec leurs souhaits. Et leur offre également la vitalité et la stabilité nécessaires pour porter cette nouvelle réalité.

Le yoga invite à mettre plus de conscience dans son corps, dans sa respiration et dans son comportement : c’est un art de vivre. L’attente et l’accueil d’un enfant portent tout naturellement les parents à l’écoute de cette vie qui prend forme dans le ventre maternel. Le yoga part de cette attitude d’écoute intérieure pour aider la déjà maman à habiter pleinement son corps et à se centrer dans son pouvoir. L’alimentation fait partie intégrante de la maternité yoguique.  Dans la tradition védique, le yoga et l’ayurveda étaient indissociables : le yoga s’occupait du spirituel, l’ayurveda du physique. Car les aspects qui constituent l’être humain (physique, psychique, émotionnel, spirituel) sont interconnectés et s’influencent les uns les autres. L’alimentation est un pilier majeur pour soutenir autant la vitalité que la stabilité émotionnelle et la clarté : un corps en harmonie est en santé.  C’est pourquoi dans toutes les médecines traditionnelles, l’alimentation est une médecine.

Le yoga permet d’accompagner

Cette montée vibratoire d’énergie vitale (qui) transforme la femme en profondeur et lui permet une ouverture de conscience pour rester en contact avec cette âme qui est dans son processus d’incarnation.

Martine Teixier

Namasté !

 

Les 8 clés de Maman Yoga pour un automne serein

Les 8 clés de Maman Yoga pour un automne serein

L’automne est une saison de transition qui peut facilement amener des déséquilibres émotionnels et nerveux, ainsi que de la fatigue. Je vous offre une trousse S.O.S. pour aider votre corps à s’adapter au changement saisonnier, cultiver votre vitalité ainsi que votre stabilité physique et émotionnelle.

S’ancrer : favoriser la marche dans vos déplacements, en plaçant votre présence dans vos pieds : ressentez consciemment le contact de vos pieds avec le sol. Dans votre pratique de yoga (asanas), favoriser les postures debout : l’arbre et les guerriers sont extraordinaires pour développer votre stabilité et votre ancrage. Ces asanas vous procureront vitalité et confiance, essentiels pour traverser les de l’automne. Et les ouvertures de coeur afin de libérer les émotions. Terminer toujours par un shavasana (allongée sur le dos, les jambes et les bras légèrement écartés, paumes de mains vers le ciel), pour quelques minutes d’intégration et de détente profonde.

Manger : de la nourriture chaude et/ou cuite (une a cuisson à la vapeur ou au four à température moyenne conserveront toute la richesse des nutriments). Éviter les surgelés et la junk-food : un conseil valable en tout temps, royal en automne. Éviter les aliments secs, acides et épicés. Favoriser les légumes de terre : pomme de terre, betterave (rouge et jaune), courges, carotte… et de couleur orange.

Respirer : pratiquer la respiration abdominale : «j’inspire, mon ventre se remplit d’oxygène, j’espère mon nombril revient vers mon centre.» Mettez l’accent sur l’expiration : prenant conscience de votre expiration et allongez-là afin de vider votre corps de tout le dioxyde de carbone généré par votre respiration. L’automne, c’est la saison du lâcher-prise. La saison de l’expiration !

Dormir : couchez-vous (plus) tôt. L’horloge de notre corps est liée aux rythmes de la nature. Les jours raccourcissent : pour le soleil et pour nous ! Si vous réussissez à vous discipliner pour dormir plus tôt le soir, vous en tirerez les bénéfices rapidement, physiquement et émotionnellement.

Réconforter : avant d’aller vous coucher, faites chauffer du lait de riz (non sucré) avec quelques gousses de cardamome. En boire une tasse chaude ou tiède. La cardamome est traditionnellement utilisée en Asie (Inde, Sri Lanka, Chine…) et aussi reconnue pour de grandes vertus dans le bassin méditerranéen depuis l’Antiquité, notamment pour ses qualités digestives, calmantes et antiseptiques.

Infuser : le scutellaire est une plante américaine que les Amérindiens considèrent comme un calmant, un sédatif et un tonique du système nerveux. Une ressource précieuse pour l’automne, qui suscite agitation émotionnelle et sollicite beaucoup nos glandes surrénales. Elle contribuera à un bon sommeil et un système nerveux apaisé. Infusion. Placer 1 à 2 cuillers à café de scutellaire séchée dans une tasse d’eau bouillante. Laisser infuser pendant 3 à 5 minutes. Prendre 3 tasses par jour. Convient très bien aux femmes enceintes et qui allaitent.

Diffuser : de l’huile essentielle de lavande, plante vedette pour l’anxiété, la nervosité, les insomnies, le dépression, les rhumatismes et les infections des voies respiratoires, entre autres… L’appareil à privilégier est un diffuseur par brumisation : on y place quelques gouttes d’huiles essentielles dans un réservoir d’eau. La brume générée diffuse l’huile essentielle en en gardant l’intégrité et elle humidifie l’air ambiant : un plus apprécié pour notre système respiratpire.

Masser : en ayurveda (médecine traditionnelle indienne) on utilise l’huile de sésame tiède pour calmer l’excès de «vata» (élément composé du vent et de l’espace). Le Vata est caractéristique de l’automne, d’où l’agitation nerveuse et la sècheresse cutanée et du système digestif qui se manifestent en cette saison. 1 à 2 fois par semaine, faites tiédir de l’huile de sésame bio non grillée et, dans votre baignoire avant la douche, massez votre corps en commençant par la tête. Portez une attention particulière à la tête, au ventre, aux cuisses, aux jambes et aux pieds. Pour les femmes enceintes, vous pouvez verser quelques gouttes essentielles de lavande dans une petite bouteille de sésame, préalablement chauffée, ou dans de l’huile de jojoba, et masser votre ventre. Se masser le ventre avec de l’huile permet aux tissus de se détendre sans créer de vergétures, de vous offrir de la détente et un contact nourrissant pour vous et votre bébé.

Image © A. Ayers

♥ Vous avez testé la trousse de Maman Yoga ? Partagez-moi vos commentaires.

Procurez-vous le guide saisonnier pratico-pratique : LES PETITS BONHEURS de Maman Yoga – VIVRE SEREINEMENT L’AUTOMNE. 75 pages richement illustrées, incluant des pratiques de yoga, des recettes, des conseils en ayurveda, des médecines douces naturelles, le conte à yoguer et plein de ressources à infuser dans votre quotidien pour toute la famille pour un automne serein.

Pour tout savoir sur Les Petits Bonheurs, cliquez ici : http://mamanyoga.com/petits-bonheurs/

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Les 12 trésors du massage des bébés

Les 12 trésors du massage des bébés

Saviez-vous que : la peau est l’organe le plus étendu du corps humain et le toucher le premier sens développé par le fœtus ?

Le massage bébé est un moment de bonheur et de bien-être partagé avec son enfant. Dans de nombreuses civilisations, de l’Afrique au Japon, en passant par l’Inde, il s’agit d’une tradition transmise de génération en génération pour le bien-être des tout petits. En Occident, grâce à l’intérêt de la science qui reconnaît l’importance du toucher, particulièrement essentiel dans le développement de l’enfant, cette approche suscite un enthousiasme renouvelé. Et c’est aussi un grand vecteur de bien-être pour le parent qui masse !

LES BIENFAITS POUR BÉBÉ

# 1. Envelopper bébé

Bébé a quitté le cocon chaud de la vie intra-utérine. Il se retrouve dans une immensité, petit point perdu dans cette mer sans fin. Il est arrivé sur Terre ; il a atterri, mais demeure entre deux mondes. Son corps balbutie, de transformations en transformations, intenses. Il n’est pas encore pleinement densifié. Le chemin de l’incarnation continue. Et ce toucher, oh ce toucher ! de l’être aimant est son lien à la vie le plus puissant.

Il faut nourrir les bébés.

Sans aucun doute.

Nourrir leur peau tout autant que leur ventre.

« Et puis, dans cet océan de nouveauté, d’inconnu, il leur faut redonner des sensations du passé. Qui seules, pour l’instant, sont capables d’apporter un sentiment de paix, de sécurité. Cette peau, ce dos, n’ont pas oublié.», Frédérick Leboyer.

#2. Créer le lien d’attachement parent-enfant

Le toucher est un facteur puissant pour construire et développer le lien d’attachement : un lien qui apporte l’amour, la confiance et la sécurité. Le peau à peau, l’allaitement (bien entendu) et le massage sont les interactions les plus fondatrices d’un tel lien. En massant votre bébé, vous transmettez directement à ses cellules cet amour et cette sécurité qui lui sont vitales, pour sa survie et un développement harmonieux.

#3. Soutenir le développement de bébé

Masser votre bébé stimule ses systèmes nerveux, respiratoire digestif et immunitaire, qui s’instaurent et se mettent en place au fil des premiers temps de sa vie. Par ce toucher lors du massage, vos mains transmettent aussi directement des informations, comme un effet miroir cellulaire, à votre petit.

#4. Soulager ses maux courants

En massant bébé, vous pouvez facilement et dans la douceur, soulager ses congestions, gaz, coliques.

#5. Le connecter à son corps 

Grâce au massage, bébé prend conscience de son corps dans l’espace et apprend à découvrir les différentes parries de son corps. De plus, grâce au toucher-relaxation, le corps de bébé apprend et enregistre comment détendre son corps, dissoudre les tensions et laisser l’énergie circuler librement.

#6. Apaiser ses pleurs

Les pleurs sont très présents dans le vie de bébé. Ils ont plusieurs fonction, comme décharger le système nerveux de la surcharge de stress à la fin de la journée. C’est physiologique ! Evidemment, c’est aussi son mode de communication pour exprimer ses besoins. Les pleurs peuvent être confrontants pour les parents. Nous ne savons pas toujours ce qu’ils expriment, ni comment apaiser notre enfant. Et bien honnêtement, je crois que c’est impossible de savoirs exactement, à chaque fois, pourquoi bébé pleure. Qu’elle que soit la raison, le massage l’aidera à accueillir son émotion et à s’apaiser.

#7. Lui apprendre de saines limites 

Il a été démontré que les enfants qui bénéficient d’un toucher sain et nourrissant sont bien moins susceptibles d’être abusés physiquement. Car ils savent aisément faire la distinction entre un toucher sain et un qui ne l’est pas.

LES BIENFAITS POUR LE PARENT

#8. Une détente partagée. L’état induit du parent qui masse lui offre aussi une réelle relaxation. Cette parenthèse détendue vous amène, vous aussi, à vous connecter à votre corps, à votre souffle. À vous ancrer pleinement dans le moment présent. C’est un cercle vertueux dans lequel celui qui donne reçoit aussi.

#9. Une intuition retrouvée et affinée. Le rituel du massage permet de développer la communication non verbale. Votre écoute subtile se développe et vous êtes reliée à votre sagesse intérieure ainsi qu’à celle de votre bébé.

#10. Une confiance renouvelée s’ensuit. Les doutes peuvent rapidement surgir lorsque nous sommes face à notre enfant, qui en plus ne parle pas encore, et face à ce monde tout inconnu pour nous aussi et mitraillé d’informations et de conseils de toutes parts, en tant que nouveau parent. Grâce à cette connection intérieure, les doutes se dissipent.

#11. Une vraie pause régénératrice.  En instaurant le rituel du massage dans votre réalité quotidienne, qui suit souvent au rythme fou, vous vous offrez un moment salutaire, pour vous et pour toute votre famille. Et ce sont de tels moments qui vous permettront de garder le cap, de nourrir votre bien-être, conditionnel à celui de ceux que vous aimez.

#12 Un clan uni. Si vous avez des enfants plus grands, les masser aussi tisse un lien d’unité, de cohésion au sein de la fratrie. Et leur montrer comment masser leur petit frère ou leur petite soeur est tout simplement magique ! Papa, grand-maman, grand-papa, tatie, tonton, toute la famille peut devenir une chaîne de massage, une toile d’amour.

Car si la peau est l’organe le plus étendu du corps humain et le toucher le premier sens développé par le fœtus, c’est certainement parce que le toucher est directement relié au chakra du coeur !

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Le massage pour bébé que je transmets s’inspire du massage indien, du massage suédois, de la réflexologie et du yoga. Il favorise l’attachement et la communication non-verbale entre l’enfant et l’adulte, apaise les pleurs de bébé, stimule les systèmes nerveux, respiratoire, digestif et immunitaire, et contribue à soulager les petits maux courants (gaz, coliques, congestion, etc.). Cette approche contribue également au développement harmonieux de la personnalité de l’enfant. Les ateliers que je vous propose sont aussi et surtout des espaces de détente et de connexion avec d’autres mamans. Pour se faire du bien, simplement et vraiment ! 

Pour en savoir plus sur les ateliers de Massage des bébés offerts par Maman Yoga, cliquez ici : Ateliers Massage des bébés